Cinquante nuances de RFI
par l’équipe de 50 ans de RFI
RFI a 51 ans. L’année du cinquantenaire est écoulée. Déjà !
Dire que nous ne l’avons pas vue passer est une évidence. Et pourtant, nous n’avons pas chômé. Vous, conviés chaque semaine à une nouvelle plongée dans l’histoire de RFI. Et nous encore moins, soumis à un rythme qui nous rappelait parfois nos années d’avant la retraite.
Il y a un an, le 12 janvier 2025, dans notre introduction (Cinquante étoiles), nous vous présentions notre petite équipe. « Nous sommes quatre, écrivions-nous, à faire partie d’un comité éditorial qui ne dit pas son nom » : Jacqueline Papet, Alejandro Valente, Jean-Pierre Boris, Hervé Guillemot. Quatre retraités parisiens qui, attablés dans un café place de la Bastille, avions imaginé ce site destiné à célébrer le cinquantenaire de RFI. Et puis, nous sommes devenus cinq, vous le lirez un peu plus loin…
Pari gagné !
50 ans, 50 histoires, le pari est gagné : sans surprise, les auteurs furent au rendez-vous. Nous, nous tenions à ce que l’ensemble soit aussi représentatif que possible de ce qu’est RFI. Il était important que les différentes générations soient présentes (six décennies séparent les auteurs les plus jeunes des plus âgés !), des hommes et des femmes, des « autochtones » et des « métèques », des journalistes et des PTA, des « fifres » et des « sous-fifres ». Pour la programmation, c’était premier arrivé, premier servi. « Il n’y a rien de plus triste qu’une vie sans hasard », disait Balzac. Nous avons donc aussi (un peu) laissé faire le hasard. Il y eut des récits que nous attendions qui ne sont jamais arrivés ; d’autres, inattendus, nous sont venus sans crier gare.
Le résultat, vous l’avez découvert chaque semaine ici même. Certaines histoires sont drôles, d’autres dramatiques. Il y en a des légères, des didactiques, parfois très parisiennes ou bien exotiques. Des récits très personnels côtoient d’autres désireux d’expliquer des enjeux majeurs de la radio. Et une dominante : la confirmation que RFI a été bien plus qu’un simple employeur ou même qu’un simple média. Tous nous parlent de rencontres faites à RFI, ou grâce à RFI, qui ont marqué leurs vies…

Travailler dans une même entreprise permet de se côtoyer mais pas forcément de se connaître, surtout si l’on ne fait pas l’effort de dépasser les apparences et l’armure du métier. Combien de ces témoignages ont révélé des parcours singuliers, des qualités que nous n’avions pas forcément soupçonnées, pas pu ou pas su voir, des rêves que certains avaient réalisés. Nos autrices, nos auteurs ont pour un certain nombre publié « ailleurs », et ce sera l’objet d’un nouvel onglet dans la rubrique « Bonus » de notre blog.
Et puis un mot sur notre « quatuor » de départ. Nous aussi, nous nous étions souvent croisés dans nos années RFI, mais sans jamais travailler ensemble dans le même service ou le même magazine. Il fallait donc, pour commencer, que nous nous apprivoisions. Dans nos premières réunions, nous étions comme des personnages de Pirandello, attendant de savoir ce que nous allions faire. D’entrée, nous avons renoncé au café pour nous réunir régulièrement chez Jacqueline ou Jean-Pierre autour de quelques sandwichs, clémentines et autres douceurs. Entre chaque réunion, nous faisions chauffer WhatsApp et nos messageries.
Chaque semaine, l’un de nous devenait le « parrain » du prochain auteur : il réceptionnait son texte, le cas échéant échangeait avec lui ou elle, pour l’affiner, demandait les photos et informations utiles pour établir la « fiche auteur », avant de partager le tout avec les autres.
Publication mode d’emploi
C’était intense. Et pourtant, croyez-nous, il n’y a jamais eu un mot plus haut que l’autre, ni des portes qui claquent. Certes des regards croisés, des sensibilités différentes mais in fine un accord sur les textes qui nous arrivaient. Puis venait la préparation de la publication sur le site : il fallait légender les photos, faire les intertitres, veiller à ce que tout soit parfait.
Et c’est là qu’intervenait le « cinquième élément »… En l’occurrence Florence Van Hecke, qui entre la Bretagne et Lyon relisait le tout avec un regard clinique, histoire d’éliminer un maximum de coquilles, fautes de français, redondances et autres erreurs ayant échappé à la vigilance des quatre Parisiens. Enfin, les dimanches soir, Alejandro avait la lourde tâche d’appuyer sur le bouton PUBLIER.
Restait encore, à tour de rôle, à écrire quelques lignes pour promouvoir dans tous les réseaux sociaux, et notamment sur RFI infiniment, l’arrivée d’un nouvel article dans la blogosphère. Tout cela, cinquante fois dans l’année, ça fait de l’exercice, croyez-nous.
Quelques statistiques
En un an, il y a eu près de 12.000 visiteurs sur notre site pour 33.000 pages vues. Des visiteurs venus de 119 pays différents sur tous les continents. 57% des consultations ont été faites à partir d’un téléphone portable.
Au moment de boucler la boucle, nous sommes émus d’avoir réuni autant de talents qui ont accepté de raconter une petite partie de leur histoire personnelle à RFI. Nous savons aussi que les textes publiés ont eu un écho considérable dans les rédactions et les services techniques et administratifs, qu’ils ont été lus et commentés. Mais le lectorat ne s’est pas limité à cette cible « naturelle ». Il a débordé, et de loin, les personnels de RFI, anciens et actuels. Nous avons reçu de nombreux témoignages venus de tous les continents de lecteurs et lectrices, personnes étrangères à ce milieu, passionnées par ce qu’elles découvraient du fonctionnement d’une radio internationale.
Faire vivre le site autrement
Cinquante histoires, autant de pièces d’un puzzle qui, nous l’espérons, contribuera à ancrer celle belle radio dans la mémoire collective. C’est si vrai que l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) a décidé d’archiver et de référencer notre site, votre site.
Et maintenant ?
La fin des cinquante histoires n’est pas la fin de l’histoire. L’engagement de l’INA le prouve. Pour notre part, nous tenterons de continuer à faire vivre le site autrement, et toutes les bonnes volontés seront les bienvenues : documents racontant un pan de RFI, vieilles photos, dessins, anecdotes, documents audio ou vidéo recevront bien sûr le meilleur accueil…
Et puis, et puis, nous rêvons aussi de faire de toute cette aventure… un livre ! Pourquoi pas ? Après tout, dans nos esprits nés au XXe siècle, un véritable objet pesant son poids, sentant l’encre et le papier, pouvant être rangé dans une bibliothèque, ça fait plus sérieux et plus pérenne que tous les blogs du monde. Le pari de demain ?
En attendant, nous convierons autrices, auteurs et autres collaborateurs de ce site à partager un verre, à Paris, dès que les beaux jours seront de retour. Internet c’est bien beau, mais rien ne vaut la vraie vie… celle de la radio ?
A bientôt !
Paris, 11 janvier 2026



































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